Les femmes dans la société égyptienne
              
 

La première chose à savoir, c'est qu'il n'existait pas d'inégalité entre
la femme et l'homme sur terre, ni dans l'esprit, ni dans l'autre monde.
(le monde à beaucoup régressé sur ce sujet de nos jours !!)

Les femmes avaient accès à toutes les professions, en particulier,
médicales. Elles pouvaient être médecins, chirurgiens...
La patronne des thérapeuthes était la déesse Sekhmet
Dans cette société agricole, la femme pouvait posséder, diriger et
gérer un domaine. Elle fait les vendanges, cueille les papyrus, seuls
les travaux pénibles sont effectués par les hommes.

Les grandes dames, se dispensaient de toute ces tâches en
employant des servantes. Il n'y avait pas d'esclavage en Égypte,
les servantes étaient des personnes pouvant posséder des biens et
des terres et les léguer à leurs enfants.
Le travail était "loué", les tarifs libres, parfois très cher, jusqu'à
un boeuf pour 4 jours !!!

 

              

La déesse Hathor veille sur les amours.

L'égyptienne n'est pas contrainte de se marier. La femme
célibataire possède une autonomie juridique, des biens qu'elle
gère elle-même.

La jeune fille impose à son prétendant des épreuves.
Lorsque les deux se sont avoués leur désir, ils pensent à se
marier. Le mariage n'est pas considéré comme un acte
sacré et ne relève d'aucun rituel.
Le père ne peut pas imposer un homme à sa fille.
En cas de conflit, c'est la jeune fille qui décide.
Les paroles : "tu es ma femme", "tu es mon mari" suffisaient.

On pouvait toutefois prendre quelques dispositions juridiques
afin d'assurer la subsistance de la femme en cas de veuvage
ou de divorce. Ce dernier est lourdement sanctionné (perte
des biens acquis en commun, par exemple). Les femmes
étaient ainsi protégées de séparations abusives ou injustes.
En se mariant, la femme ne perd pas son autonomie,
mais une grande responsabilité lui incombe : diriger une
maisonnée, veiller à l'hygiène du foyer et s'occuper de
gérer les domestiques.

Une fois qu'elle devient mère, elle continue ses occupations,
soit en confiant le bébé à des proches, soit en le portant sur
son ventre en bandoulière pour garder les mains libres.
Les parents exigent la politesse et le respect
de la part de leurs enfants.

 


Les initiées et les prétresses

  La Reine d'Égypte est souveraine de tous les cultes mais elle délègue
ses pouvoirs spirituels et lithurgiques à de grandes prétresses.
Elles officient dans les grandes villes du pays.
Lors des fêtes, elles accompagnent la barque divine qui sort du temple.
 
Les pleureuses
s'occupent des rites funéraires. Quand le convoi
s'organise, les pleureuses apparaissent vétues d'une robe blanche
et les seins nus. Elles se frappent la poitrine, se couvrent la tête
de poussière,se lamentent, poussent des cris de douleur et chantent
des chants funêbres.
 


Les recluses, enfin, séjournent pour de longue périodes ou de
manière définitive à l'intérieur d'un temple. Le célibat et la
virginité ne sont pas exigés mais elles pratiquent plusieurs
purifications avant d'entrer dans le temple et de participer aux rites.
Elles sont lavées dans un bassin, fumigées avec de l'encens et épilées.

Elles veillent sur les objets sacrés et prononcent quotidiennement
les hymnes (Textes religieux, prières, gravés sur les parois des tombes,
ou simplement écrits sur du papyrus, accompagnant la momie dans son sarcophage).

 
Le harem
  Tous les pharaons ont possédé un harem. Les femmes de toutes
origines, choisies pour leur beauté, y vivent recluses, uniquement
pour le plaisir du pharaon. Une seule est la Reine.
Elles se doivent d'être experte dans un domaine, la danse, le chant
ou la musique...
Le harem est gardé par desdizaines de portiers afin que les femmes
ne puissent avoir aucun contact avec l'extérieur.
L'administration est confiée à de hauts fonctionnaires.
Tous les enfants des concubines sont amenés à participer à l'administration de l'état. Nombreux sont ceux qui rejoingnent
l'armée où ils se distinguent par leur vaillance.
De grands et riches seigneurs entretiennent aussi
des harems privés. Parfois le pharaon les remerciait de leur dévotion
en leur offrant une femme de son harem, c'était considéré comme
un grand honneur !!!

              
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