Le mot "hiéroglyphe" est
d'origine grecque, il est formé de "hiéro" qui
veut dire sacré,
et de "gluphein" qui signifie
graver.
La langue sacrée
des anciens égyptiens, fut révélé par
le dieu Thot.
Ils s'écrive de haut en bas, en
colonnes, de gauche à droite ou
l'inverse en fonction
de la disposition des animaux et des
personnages, qui font face au sens de
lecture.
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Pour représenter
tous ces signes, il y avait les scribes.
Les scribes doivent suivre un long apprentissage
avant de maîtriser l'art de l'écriture.
La capacité d'écrire garantissait
un rang supérieur dans la société.
Le plus souvent, le scribe travaille
sur une natte assis en tailleur ou accroupi,
le rouleau
posé sur les genoux.
G.
Steindorff and K. Seele, When Egypt Ruled
the East, Chicago : 1942, p.122
Le support le plus apprécié est
le papyrus qui
se prête à l'enroulement
sans
se casser, qui se lave sans s'abimer
et qui permet de tracer de beaux hiéroglyphes.
Pour réaliser le support d'écriture
semblable à du papier, on enlevait
l'extérieur des tiges
de papyrus et on découpait l'intérieur
en minces bandes. On trempait celles-ci
dans l'eau
et on les battait pour les déchiqueter
et les aplatir.
On les disposait en couches verticales
et horizontales pour produire une feuille,
que l'on
applatissait pour bien souder les bandes.
Des poids étaient placés
sur les feuilles pendant
qu'elles séchaient.
Ensuite, on les enroulait et les entreposait
en attendant de les utiliser.
Le scribe écrit d'abord à l'intérieur
du rouleau puis il le retourne pour poursuivre
son texte
au verso.
Le matériel du scribe, se compose
d'une palette en bois creusée
de deux cupules, l'une
pour le piment ocre rouge, l'autre pour
le charbon de bois, d'un
petit
godet à eau et d'un étui à pinceaux
contenant un ou plusieurs calames. Le
scribe range
son matériel dans un coffre de
bois qu'il emmène sur son lieu
de travail.
Il a toujours un ou deux calames d'avance
qu'il cale derrière l'oreille
prêts à servir en cas de
défaillance.
Lorsque son travail est achevé,
il appose son sceau dans l'argile qui
scellera son document.
Les pigments étaient produits à partir
de minéraux. L'oxyde de fer donnait
le jaune,
l'ocre le rouge, le charbon le noir,
et le carbonate de calcium ou le sulfate
de
calcium le blanc. Pour obtenir le bleu
et le vert on utilise un composé de
silice, de cuivre
et de calcium. On ajoute divers liants,
de l'eau, de la gomme, de la gélatine,
de la cire et des blancs d'œufs.
Tout scribe, avant d'écrire devait
adresser une prière à Thot,
en voici un extrait :
"Ô Thot, préserve-moi
de vaines paroles, sois derrière
moi le matin ; Viens, toi qui est
la parole divine..."
Les égyptiens étaient des
hommes de mesures.
La coudée, mesure de référence,
est équivalente à 0,5236
m. Constructeurs de temples,
les scribes mesuraient tout : la superficie
des champs, le contenu des sacs de blé,
les portions alimentaires, les surfaces,
etc.. |