LES HIÉROGLYPHES


Le mot "hiéroglyphe" est d'origine grecque, il est formé de "hiéro" qui veut dire sacré,
et de "gluphein" qui signifie graver.

La langue sacrée des anciens égyptiens, fut révélé par le dieu Thot.
Ils s'écrive de haut en bas, en colonnes, de gauche à droite ou l'inverse en fonction
de la disposition des animaux et des personnages, qui font face au sens de lecture.

 

C'est grâce à la pierre de Rosette que Champollion arriva à
déchiffrer les hiéroglyphes. Elle comporte 3 systèmes d'écriture :
- un texte en grec,
- un texte en démotique (complet),
- un texte en hiéroglyphes (incomplet).
Il découvre que cette écriture est à la fois alphabétique et
idéographique.
Le système des hiéroglyphes est né peu après l'écriture mésopotamienne, et n'a presque
pas subi de transformation au cours des 40 siècles de son histoire.
Parmi les nombreux signes utilisés, on découvrira que les égyptiens avaient aussi un
système de comptage et de mesure assez élaboré.

Les hiéroglyphes ont donné naissance à deux formes d'écriture plus cursives :

  • l'écriture hiératique : signes simplifiés et non figuratifs qui permettent une copie rapide.
    On l'utilise dans l'administration, pour les transactions commerciales et les textes littéraires,
    scientifiques et religieux.
    Elle sera conservée uniquement pour les documents religieux lorsque l'écriture démotique
    la supplantera.
  • l'écriture démotique : Riche en ligatures et abréviations, elle a perdu tout aspect iconique.
  • Pour représenter tous ces signes, il y avait les scribes.

    Les scribes doivent suivre un long apprentissage avant de maîtriser l'art de l'écriture.
    La capacité d'écrire garantissait un rang supérieur dans la société.

    Le plus souvent, le scribe travaille sur une natte assis en tailleur ou accroupi, le rouleau
    posé sur les genoux.

    G. Steindorff and K. Seele, When Egypt Ruled the East, Chicago : 1942, p.122
    Le support le plus apprécié est le papyrus qui se prête à l'enroulement sans
    se casser, qui se lave sans s'abimer et qui permet de tracer de beaux hiéroglyphes.

    Pour réaliser le support d'écriture semblable à du papier, on enlevait l'extérieur des tiges
    de papyrus et on découpait l'intérieur en minces bandes. On trempait celles-ci dans l'eau
    et on les battait pour les déchiqueter et les aplatir.
    On les disposait en couches verticales et horizontales pour produire une feuille, que l'on
    applatissait pour bien souder les bandes. Des poids étaient placés sur les feuilles pendant
    qu'elles séchaient.
    Ensuite, on les enroulait et les entreposait en attendant de les utiliser.

    Le scribe écrit d'abord à l'intérieur du rouleau puis il le retourne pour poursuivre son texte
    au verso.

    Le matériel du scribe, se compose d'une palette en bois creusée de deux cupules, l'une
    pour le piment ocre rouge, l'autre pour le charbon de bois, d'un petit
    godet à eau et d'un étui à pinceaux contenant un ou plusieurs calames. Le scribe range
    son matériel dans un coffre de bois qu'il emmène sur son lieu de travail.
    Il a toujours un ou deux calames d'avance qu'il cale derrière l'oreille
    prêts à servir en cas de défaillance.

    Lorsque son travail est achevé, il appose son sceau dans l'argile qui scellera son document.

    Les pigments étaient produits à partir de minéraux. L'oxyde de fer donnait le jaune,
    l'ocre le rouge, le charbon le noir, et le carbonate de calcium ou le sulfate de
    calcium le blanc. Pour obtenir le bleu et le vert on utilise un composé de silice, de cuivre
    et de calcium. On ajoute divers liants, de l'eau, de la gomme, de la gélatine,
    de la cire et des blancs d'œufs.

    Tout scribe, avant d'écrire devait adresser une prière à Thot, en voici un extrait :
    "Ô Thot, préserve-moi de vaines paroles, sois derrière moi le matin ; Viens, toi qui est
    la parole divine..."

    Les égyptiens étaient des hommes de mesures.
    La coudée, mesure de référence, est équivalente à 0,5236 m. Constructeurs de temples,
    les scribes mesuraient tout : la superficie des champs, le contenu des sacs de blé,
    les portions alimentaires, les surfaces, etc..
     
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